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Peux-tu me citer cinq termes pour te définir ?
Hello ! Cinq termes qui me définissent ? Je dirai
réservée, respectueuse, passionnée, impatiente, hésitante...
-Comment es-tu venue à l’écriture ?
J'ai commencé à écrire vers l'âge de 13 ans, des histoires
de Science-Fiction sans grand intérêt. J'ai toujours eu une imagination
débordante ; à l'époque j'ai eu envie de mettre sur papier ces histoires qui
m'habitaient. Vers 19 ans, j'ai posé ma
plume, faute de temps et d'inspiration. Pour finalement la reprendre il y a un
peu plus de deux ans maintenant et donner corps à mon premier recueil, Lupus
Est Homo Homini. Cette nouvelle envie d'écrire découle d'un déclic soudain
; j'ai enfin compris qui était mon « moi » littéraire. L'envie de
dire, dénoncer, certaines choses qui m'indignaient... De confronter ma plume à
l'appréciation d'un éventuel lectorat... J'avais enfin mûri ! (sourire)
-Tu es à la fois
auteur mais aussi musicienne au sein de Hora Nocturna : quel est pour toi
l’apport mutuel de la musique à la littérature ? (Hora Nocturna)
La musique et la littérature m'apportent énormément ! Je
ressens beaucoup de choses en écoutant un morceau ou en lisant tel ou tel
livre. Les deux me sont nécessaires pour être en phase avec mes émotions et
cultiver mon imaginaire ! On s'évade aisément avec l'un ou l'autre, tu ne
trouves pas ?? Je trouve ça génial
de pouvoir se laisser pénétrer ainsi. Par ailleurs, l'écoute d'un morceau peut
m'inspirer une histoire, tout comme jouer au sein d'un groupe, composer mes lignes
de basse, me permet de faire fonctionner mon imagination autrement. C'est un
exercice intéressant !
-Si tu avais à choisir aujourd’hui entre musique ou
littérature, que ferais-tu ?
C'est une question difficile !! Choisir ?? Je suis en
manque dès que je ne peux pas écouter de musique une journée et deviens dingue
quand il ne me reste que deux livres dans ma pile de lecture (rires) !! Je ne
peux pas choisir, on ne devrait jamais avoir à choisir ! (sourire)
-Tu as également été chroniqueuse pour Metal Impact :
as-tu envie de renouveler cette expérience ?
J'ai en effet été chroniqueuse littéraire ! C'était une
expérience super ! De belles opportunités de lectures, de nouvelles
découvertes, des rencontres également ! A l'heure actuelle, je n'ai pas envie de
renouveler l'expérience, mais, me connaissant, j'y reviendrai peut être un jour
!
-As-tu rencontré autant que difficultés pour faire publier
tes écrits que dans la nouvelle ‘Ma prostitution ?
En ce qui concerne mes deux recueils, les difficultés ne
se sont pas posées. Edilivre est relativement ouvert à tous types de
littérature. C'est une chance extraordinaire de voir ses écrits publiés ainsi
!!! J'ai actuellement un roman que je cherche à faire éditer. C'est lui qui m'a
inspiré cette histoire car les difficultés sont nombreuses et les éditeurs peu
loquaces. On ne sait donc jamais ce qu'on vaut, s'il faut persévérer ou non...
Et la concurrence est rude ! Soit on se bat, soit on abandonne ! (sourire)
-Dans « Memento Mori », tu cites Jules verne et
Céline : mais quels sont tes auteurs favoris ?
Outre ces deux là, j'ai un troisième coup de cœur pour
les écrits d'Amélie Nothomb ; son univers me parle ! J'adore également l'auteur japonais Akyuki
Nosaka ! Il a un style « trash » qui me plait bien ! On m'a aussi
fait découvrir récemment l'auteur italien Erri de Luca : sa plume est juste
sublime, imprégnée de vérités toutes simples qui nous font réfléchir, sans
prétention... Je suis une grosse dévoreuse de bouquins, mes auteurs favoris
sont nombreux, mais ceux-là sont vraiment les plus importants !
-Y’a-t-il d’autres groupes favoris que ceux cités dans ton
Facebook ? (Rammstein,
Dimmu Borgir, Emperor, Cradle of Filth, Faith, No More, Fields of The Nephilim,
Waltari, ASP, Therion, Tool, A Perfect Circle, Opeth, SexMachineGuns,
Beethoven, John Lee Hooker, Yngwie Malmsteen, etc.)
Ah là
là ! Ici aussi, mes groupes favoris sont nombreux (rires) ! D'autant plus que
mes goûts évoluent régulièrement ! Dans ceux
cités précédemment, j'écoute beaucoup Waltari, Tool et Faith No More. A cette
liste, on peut rajouter Pendulum, Bauhaus et Shaka Ponk, groupe récemment
découvert qui explose le cerveau en une symphonie de bonne humeur totale
(sourire)
-Le corbeau de la nouvelle “les corbeaux”,
justement, est il le reflet de personnes comme toi-même ou ton entourage, que
le look rend ‘suspects’ aux yeux des autres, et qui observe les gens avec un
regard moqueur ou vengeur?
Ce corbeau-ci n'est que le reflet de ce que
sont les gens (comme moi ou non) face à une rixe, une agression ou autre...
Nous nous transformons en véritables vautours, qu'une curiosité morbide attire
irrésistiblement. C'est cela que j'ai voulu décrire dans cette histoire.
-Es tu toi-même, comme dans ‘GPS’ ou ‘Tout ce que tu n’auras pas connu’, ‘aux prises’ avec les affres de la
technologie ?
Hum, j'avoue que par moment – souvent même
– je ne suis plus dans le coup ! (rire) Tout cela évolue trop vite et dans le
mauvais sens ! Tout est fait pour faciliter la vie des gens au quotidien ! Tout
est automatisé, électrisé... Que ferions-nous si nous n'avions plus
d'électricité comme dans l'excellent livre de Barjavel, Ravage ? Ce
livre est passionnant et il fait réfléchir quant au risque de trop se reposer
sur ces nouvelles technologies... Continuons à réfléchir et agir par nous-mêmes
et ne laissons pas un GPS mener la danse ! La chute pourrait être
douloureuse...
Et en proie à la nostalgie (même nouvelle,
ainsi que ‘Les Vitrines’ ?)
Oui, je suis nostalgique de certaines
choses. Comme tout un chacun je suppose... Ce qui me manque le plus : le temps
où les gens observaient le monde qui les entoure autrement que via un écran
d'ordinateur ou de téléphone... Dans la rue, ils ont tous le nez collé à leur
téléphone, dans le cas où ils louperaient le dernier « twit » sensationnel
sur untel ou unetelle à l'autre bout du monde ! Il se passe pourtant tellement
de choses à côté de nous ! (sourire)
-As-tu l’idée d’un troisième recueil ?
Pas dans l'immédiat...
-Nouvelle, poème, théâtre : laquelle te plait le
plus ?
Je ne saurais pas trop te dire... (sourire) Les trois
genres me plaisent car ils me permettent d'explorer plus de pistes. Je pense
toutefois être plus à mon aise dans l'écriture de nouvelles... Aux lecteurs de
me dire dans quel style ils préfèrent me retrouver !!
-Tenteras tu l’aventure du roman ?
Oui oui, j'ai des idées qui germent ! Mais j'ai décidé de
prendre mon temps. Alors, patience...
-Peut on dire que ‘Homo Homini Lupus’ est le pendant de
‘Lupus Est Homo Homini ‘du premier recueil?
C'est tout à fait cela !!
A l'origine, ce deuxième recueil devait d'ailleurs s'intituler Homo
Homini Lupus. Mais le titre actuel me plait mieux et correspond plus à
l'idée générale que je voulais faire ressortir : à savoir ces fameux
« petits riens qui font l'être humain ».
-Parmi ces formes d’exclusion que tu décris, laquelle te
touche le plus ?
L'homophobie. Il paraît que les mentalités ont évolué ;
dans ce cas pourquoi sommes nous insultés lorsque l'on se promène main dans la
main avec son ou sa partenaire ? Pourquoi un homme est agressé, violé, torturé
parce qu'il sort d'une boîte gay ? Et pourquoi nous refuse-t-on le droit d'être
parents ? Serions-nous plus mauvais parents qu'un couple hétérosexuel ?
D'ailleurs, pourquoi demande-t-on a une personne ouvertement homosexuelle si
elle l'est ? Je ne crois pas que cette question soit posée à une personne
prétendument hétérosexuelle... La sexualité ne devrait pas être un problème et
on ne devrait jamais parler de « différences ». Je ne suis pas
différente (sourire).
-Que t’apporte l’écriture ?
C'est une thérapie ! (rire) Etant très introvertie, j'ai
souvent du mal à m'exprimer. L'écriture permet de me libérer et de dire ce que
je pense, ressent, etc.
-Si tu étais un personnage de roman, lequel serait ce ?
(idem pour le cinéma…)
J'ai toujours rêvé être le Capitaine Nemo... Libre, sans
attaches, aventurier, courageux... De plus, il possède le Nautilus ! (rire)
Pour le cinéma, je ne vois pas... Plus difficile de s'imaginer être un
personnage de cinéma car la physionomie de l'acteur ou actrice est bien réelle.
Un personnage de roman laisse plus de place à l'imagination donc à
l'identification !
-Quelle question (s) ne t’ais je pas posé(és) et que tu
voudrais que je te pose, et donc tu peux y répondre aussi!
Sincèrement, je ne vois pas d'autres questions... Je te
remercie infiniment pour le temps consacré à cette interview ! Je conclurai
juste en disant : gardez le sourire quoi qu'il arrive ! A bientôt !
Interview réalisée par e-mail par JP Coillard.
Un grand merci à Camille et à Edilivre.


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