CAVE IN : Hydra antenna

Revoilà les Cave in avec sous le bras un excellent album, ‘Antenna’ qui, sans pour autant oublier ses racines hardcore, ne dédaigne pas cette fois çi accorder une bonne part aux ryhtmes toniques doublés de mélodies peu entendues auparavant sur leurs disques précédents, parfois proche de Nirvana mais toujours toujours dans la mouvance du gang de Hydrahead aux côtés de gang Neurosis, Fugazi et autres Isis. Nerveux et plein de jus mais également terriblement accrocheur, and full of juice but also terribly catchy, Cave In, par la voix de son leader Stephen Brodsky , nous en dit plus.

-Vous venez de sortir un superbe album ‘Antenna’, sur une major, BMG : pourquoi ce choix et qu’est ce qu’un label comme celui là apporte au groupe ?

-S : L’argent et les moyens divers étaient bien sur les choses les plus importantes, soyons honnêtes ! Mais, plus important, nous sommes quatre individualités désirant aller le plus loin possible au coeur des choses. On nous a fait une très bonne offre, doublée d’un montant non négligeable de liberté artistique, avec en plus des gens qui savaient où ils allaient. C’aurait vraiment été stupide de refuser, vraiment.

-Votre albums précédents étaient sur Hydra Head Records, plus spécialisés en hardore made in USA : pourquoi les avez vous quittés ?

-S : On voudrait que nous soyons comme deux entités attachées à la naissance ! Ce n’était pas comme si le monde corporatif nous avait brutalement détaché de nos racines. Tu remarqueras que les deux dernières sorties importantes de Cave In furent sur Hydra Head. Nous sommes toujours fortement connectés et le serons probablement toujours.

-Comment vois tu l’évolution de la scène de Boston et de la scène hardcore en général?

-S : Boston est un super endroit pour les musiques diverses aujourd’hui. Il semblerait que ça l’ait toujour été. Et les gens ne sont pas snobs pour ça : tu y trouveras certains venant de groupes de heavy metal allant voir leur pote jouer du harcore, ou du surf, et vice versa !

-Te sens tu proche de groupes comme Neurosis, Isis, ou autres ?

-S : Il y a une proximité incontestable. Tourner avec les deux groupes nous a permis d’entretenir ça. Nous avons beaucoup appris de Neurosis, surtout. Ils sont les Fugazi de la scène underground et aggressive d’un tas de façons.

Le simple fait de les regarder opérer fut très intéressant et quelque part intriguant pour nous.

-Quelles furent tes propres influences ?

-S : Trop pour en faire la liste, et certaines prennent le pas sur d’autres de jour en jour, tout dépend de mon humeur.

-Au fait, d’où vient le nom de Cave In ?

-S : Ca vient d’un titre de Codeine qui apparait sur l’album ‘Frigid stars’ LP sur Sub Pop records. Un groupe super.

-‘Antenna’ a été produit par Rich Costey : comment l’avez vous rencontré, qu’aimes tu dans ce qu’il a déjà produit et qu’a-t-il apporté au groupe ?

-S : J’adorais particulièrement un album des Swirlies album qu’il a enregistré au début des années 90. J’adorais aussi Sam Black Church dans mes jeunes années aussi, et il a enregistré quelques uns de leurs albums. On s’est rencontré à Los Angeles. Il avait l’air presque fièvreux de bosser avec nous, ce qui était plutôt flatteur. Il n’est guère connu pour son boulot de producteur, vraiment, mais il nous a aidé à nous concentrer sur nos morceaux, à être un peu plus direct, il nous a aussi aidé à trouver les tempos appropriés et a fait un super boulot avec J.R sur pas mal de parties de batterie.

-Cette collaboration se poursuivra-t-elle avec le prochain album ? Will this collaboration continue on the next record ?

-S : C’est un peu tôt pour le dire. On devrait savoir que nous ne sommes pas le genre de type qui adorons nous répéter, en tous cas, si ca peux constituer une indication pour le futur.

-Peut on considérer le EP sorti l’année dernière comme un tournant du point de vue musical pour Cave In

ou bien cette évolution a-t-elle déjà commençé avec l’album ‘Jupiter’ ?

-S : Oh, ‘Jupiter’ était plutôt vraiment une claque pour l’auditeur, vraiment. Je veux dire qu’il sonne comme venant d’un groupe complètement différent de leur album précédent. Le EP ‘tides’ représente en fait davantage des expansions et des contractions d’un même son venant de ‘Jupiter’.

-Tu as dit que les morceaux les plus courts et les plus accrocheurs d’‘Antenna’ étaient comme un genre de défi pour le groupe : continueras tu dans cette veine ou essayeras tu quelque chose de nouveau la prochaine fois ?

-S : A nouveau, c’est trop tôt pour le dire. Je pense sincérement que nous avons conservé malgré tout et notre essence notre son aussi loin que possible sur ‘Antenna’ sans qu’aucun de nous quatre sente que ce la devienne ridiculement élémentaire. Et encore, nous ne sommes pas exactement intéressés par le fait de nous répéter à chaque disque que nous faisons.


-Y a-t-il une inspiration générale pour ‘Antenna’ et quels sont à ton avis ses morceaux les plus personnels ?

-S : Chaque morceau renferme son propre monde. On devrait se pencher sur chacun en particulier pour y répondre, parce que je n’aime pas généraliser sur ce type de question.

-Vous avez tourné en Angleterre avec les Foo Fighters et affronté d’énormes scènes : qu’as tu tiré de cette expérience ?

-S : La donne est totalement différente lorsque tu te retrouves en face de milliers et de milliers de gens, et moins les le morceau est difficile ou provocant et ta vue d’ensemble aussi, le plus rapidement celui çi plaira aux plus jeunes spectateurs. Et c’est génralement un public assez jeune pour Foo Fighters, en Angleterre du moins. Alors nous avons joué la majeure partie d’ ‘Antenna’ et il semblerait que ça ait plutôt bien fonctionné. En tous cas, on ne s’est jamais fait jeter !

-Etes vous plus à l’aise en studio ou sur scène ?

-S : Ce sont des choses très différentes : en fait, j’ai crisé à pas mal de moments dans chaque circonstance, car ca se passe comme ça : tu fais l’un pendant trop longtemps et l’autre commence à te manquer. Jusqu’ici, c’est vraiment ce que j’ai ressenti.

-Avec vous l’intention de tourner des videos pour vos morceaux ?

-S : Oui, nous avons fait une video pour ‘Anchor’, sur cet album. Mais il en existe aussi une pour ‘Dark driving’ que l’on pu voir un peu à la télé Anglaise.

-Votre site (www.cave in.net) est très beau et intéressant : est ce un outil important pour Cave In?

-S : D’abord, merci ! Eh bien, je dirais que c’est là la façon la plus facile d’obtenir des infos pour les gens qui s’intéressent à nous et qui en veulent en savoir plus et rapidement. Mais c’est le cas pour Internet en général.

-Es tu toi même un internaute fou ?

-S : En tournée, je fais de mon mieux pour lire et répondre aux e-mails : c’est quelque chose qui retient mon esprit à un certain niveau de sanité !

-Quels sont vos projets futurs ?

-S : Avec le groupe, c’est en fait tourner jusqu’à ce que la peau de nos doigts se décolle et que ma voix parte en morceaux !



(propos recueillis par E-mail le 10 février 2003. Trad : Jean Paul Coillard)

Merci à Sabine Torjmann pour son aide précieuse !





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