EPICA : Paradise lust


Nous avions laissé, l’année dernière, Epica, sur la ‘route du Paradiso’, on les retrouve cette année à bord du Nuclear Blast express, leur nouveau label, en pleine promotion de ‘The Divine Conspiracy’, leur nouvel album, qui sort en septembre. Epique et limpide comme un océan changeant, cette cuvée 2007 se révèle également fort lucide à propos du monde actuel, principalement à propos de la condition féminine et des énormes problèmes qu’elles peuvent rencontrer face aux hommes et aux religions quelles qu’elles soient. Concept album, beau et très profond, plein d’émotions et de douleur, mais aussi parfois musicalement furieux, comme un éclair lyrique dans le ciel moderne, après les thèmes Mayas de l’album précédent. Epica est donc un parfait nom pour le groupe. Rencontre avec la superbe Simone, reine pleine d’amour et de fureur. Gare à vous,

(im)mortels…




-Depuis notre dernière rencontre, Epica a perdu l’un de ses membres: que s’est il passé? Avez-vous un nouveau batteur à présent?

-S: Nous n’avons pas encore de nouveau batteur. Après la tournée américaine de l’année dernière, notre batteur a décidé de quitter le groupe, parce que ça ne lui plaisait plus de voyager de par le monde, et qu’il préférait rester chez lui pour pratiquer son instrument mais aussi l’enseigner, et donc nous n’avons plus de batteur. Il a fini la tournée avant de s’en aller,

Mais nous avions de nouveaux morceaux que nous voulions travailler en studio. Nous avions déjà quelqu’un en tête pour nous aider sur l’album, un ami du groupe, Arien Weesenbeek, batteur de God Dethroned, le fameux groupe de metal hollandaise, et tout s’est bien passé. Mark savait qu’il serait le batteur parfait, et il a donc même adapté certains morceaux plutôt heavy parce qu’il savait que Arien pouvait le faire. Nous avons un autre session drummer, Koen Herfst, aussi dans un autre, et les deux s’interchangent. Donc, jusqu’à présent, nous avons toujours Koen avec nous, Arien était dans la vidéo, et bientôt, nous allons faire la tournée américaine avec Koen. Nous avons auditionné d’autres batteurs, mais ils ne pouvaient pas tenir le niveau que nous avions sur l’album et que nous voulions en concert. Les bons batteurs sont dus à trouver, et souvent, ils sont déjà occupés!


-depuis, également, vous avez un nouveau label, Nuclear Blast, succédant à Transmission: comment s’est effectué le choix de ce nouveau label?

S: En fait, nous avions déjà pensé à signer avec Century Media auparavant, parce qu’ils semblaient très intéressés par nous. Nous avons étudié le contrat, en essayant de l’améliorer. Mais alors, au dernier moment, Nuclear Blast nous a fait une offre totalement imprévue! Nous ne savions pas que nous les intéressions, et c’était une vraie bonne surprise. Mark et Yves sont allés dans leurs bureaux en Allemagne pour en parler, et Marcus, le boss, était présent. Il a dit qu’il adorait l’album, que ça allait être le sien et Epica son groupe! C’était super parce que nous savions que Nuclear Blast avait un tas de grands groupes, une grosse promotion et une grande distribution, ce dont nous avons besoin, et nous avons donc pensé que nous avions franchi une nouvelle étape. Ils ont déjà fait pas mal de choses, mais je pense à la séance photo que j’ai fait à Vienne, pour un journal économique allemand, pas du tout un magazine musical, mais le rédacteur en chef est un grand fan de metal. Nuclear Blast possède beaucoup de bonnes connections. C’est ce dont on a besoin en ce moment, et on va user de toutes les possibilités qui nous sont offertes, par exemple celle d’aller à Vienne pour une couverture de magazine, ma première en fait. C’était très sympa, et on sent vraiment qu’un gros label a plus de puissance, plus d’argent, plus de ressources de toutes sortes, qu’il est mieux organisé et travaille plus professionnellement.


-Que cache ce titre? Adam and Eve, et leur fuite de l’Eden? Est-ce un concept album, que l’on pourrait nommer “The embrace that smothers’?

S: Ce titre est aussi le titre principal et celui du dernier morceau. Je pense que tu peux d’ores et déjà imaginer que ca parle de religion et des aspects négatifs de l’âme humaine ainsi que de la nature. ’The divine conspiracy’ parle de toutes les religions, avec leurs dieux différents, se fondant en une seule jusqu’à ce qu’il n’y ait plus qu’un seul dieu, ni Allah, ni Dieu, juste une source d’énergie. C’est la conspiration que les dieux ont mise au point pour voir si leur message était partout le même, que les hommes cessent de s’entretuer et tout ce qui va avec.

Il y a aussi ‘The embrace that smothers’ qui finit sur l’album, et qui se réfère à la fois aux cultures Islamiques et Chrétiennes, les deux se rejoignant dans un rêve devenant réalité. ‘Death of a dream’ parle des femmes, qui, dans ces deux cultures, ne sont pas les égales des homes, et ça doit changer, à mon avis. Il y a des femmes qui luttent pour l’égalité de leurs droits, en écrivant des livres et en passant à la télé, comme Waris Dirie, de Somalie. Elle va très directement dans son discours à propos de comment les musulmans traitent les femmes, et elle a reçu des menaces de mort. Ici, nous avons la liberté de parole, et je pense que les femmes sont les égales des hommes, nous avons un plus gros cerveau et possédons autant de talents que vous. L’histoire derrière ‘Death of a dream’ est véritablement arrive: c’est celle d’une jeune musulmane qui tombe amoureuse d’un homme d’un autre religion. Elle se retrouve enceinte, et son frère la tue. Elle tentait de se battre pour son rêve d’égalité de toutes les femmes en dépit de leur religion, de pouvoir se marier avec qui l’on veut, que l’on soit gay ou non, musulman, chrétien, pour moi c’est du pareil au même. Mais elle est morte, et c’est la fin du rêve. Beaucoup de femmes sont encore brisées par tout ça, elles ont peur et elles préfèrent vivre un peu dans l’ombre des hommes pour y échapper. ‘Living in lies’ parle du christianisme, c’est aussi une histoire vraie, à propos d’un couple qui attend son premier enfant. Mais celui-ci va mourir parce qu’il lui manque des organes, c’est ce que disaient les médecins et tous les scientifiques, mais ils ne les ont pas crus, ils ont rejoint un culte et prient pour leur bébé. Puisqu’un bébé est né, il doit vivre. Il meurt quand même à sa naissance, mais sa mère croit encore qu’il peut revenir, et toute la secte prie, tentant de ramener le bébé à la vie. Pour moi, c’est très triste. Quand les gens veulent quelque chose, ils s’en remettent à la religion, mais ils sont complètement aveugles, ils ne voient plus la réalité. Je peux le comprendre, ils sont désespérés, mais, d’un autre côté, c’est facile pour moi de dire ça, parce que je vois les choses de l’extérieur. ‘Never enough’ tourne autour du chagrin ‘Chasing the dragon’ parle de l’addiction aux drogues, voilà l’idée générale. Et puis voilà la pochette, avec moi dessus, entièrement nue, comme Eve dans le jardin d’Eden, mais on ne voit là qu’un détail de l’ensemble : je voulais montrer que les gens naissant nus et, au fur et à mesure que l’on avance dans la vie, on fait des erreurs, qui nous modifient de l’intérieur comme de l’extérieur. C’est la raison des tatouages et pourquoi je me réfère à Eve, parce qu’elle a fait un choix, refuser d’être immortelle, et devient donc mortelle. Ce n’est pas une mauvaise chose. Je ne voudrais pas être immortelle, je peux dire que je suis heureuse de mourir un jour, mais j’espère vivre vieille! Il y a une expression hollandaise qui dit que l’on a ‘noyé sa vie’, ce qui est un peu le concept général des textes. Beaucoup de gens ne vont pas s’attendre à ça, c’est aussi une petite provocation. On a écrit les textes moitié-moitié avec Mark, en tentant de garder cet équilibre parce que Mark a de bonnes idées, et on a travaillé ensemble sur les paroles. Pour ‘Chasing the dragon’, et un autre titre aussi, on trouve deux versions, avec du chant clair et du chant hurlé, il a écrit la partie hurlée et moi la partie claire. Donc, pour cet album, on a plus bossé ensemble que pour le précédent.


-Penses tu le jouer entièrement sur scène?

S: ‘Divine Conspiracy’ sera coupe, parce qu’il est trop long, et que je ne peux pas rester sur scène tout le temps: je ne chante pas à la fin, et je dirais au revoir au public avant que le groupe n’arrête de jouer, ce qui pourrait paraître étrange. Nous avons déjà joué des extraits sur scène, et nous en jouerons d’autres durant la tournée américaine. Mais on ne peut pas jouer l’album entier, parce qu’il y a toujours quelques anciens morceaux que les gens veulent entendre. Alors, ce sera moitié-moitié !


-Que signifie ce titre étrange, ‘La petach chatat rouetz / The final embrace’?

S: C’est une bonne question…parce que je n’en sais rien ! Je pense que c’est une traduction de ‘Death of a dream’, mais tu devrais plutôt demander à Mark…

Celui-ci passe par là, justement…

-Mark: C’est un terme hébreu, qui signifie : ‘le péché est tapi à ta porte !’


-On peut trouver aussi dans cet album, pas mal de musique religieuse, occidentale ou orientale, but also classical music, in ‘Carmina Burana’ style…

S : …Oui, pour les chœurs ! Mark a écrit la majorité de la musique, avec Yves, et ce sont de grands amateurs de musique de film ainsi que de musique classique : Mark est un grand fan

de Chopin et de Rachmaninov, surtout leurs oeuvres pour piano, et Yves, qui est à la base un pianiste, adore Danny Elfman. Il a composé les ballades ‘To Paradise’ et ‘Never Enough’. Je suis moi-même une grande fan de Danny Elfman, plus encore que de Hans Zimmer, parce que l’ambiance y est davantage celle d’un conte de fées, Zimmer étant plus épique. Nous avons donc ces deux tendances au sein du groupe. J’ai récemment acheté la B.O du film ‘Le parfum’, qui est très belle, et je pense que le metteur en scène a aussi compose quelque chose dessus : tu devrais y jeter une oreille aussi!


-As tu utilise les services d’un véritable orchestre et d’un vrai choeur, cette fois ci?

S: Non, ce ne sont que des samples, parce que cette fois, tout était assez compliqué et on ne voulait pas consacrer trop de temps à un véritable orchestre. Quelque chose peu mal tourner,

et, une fois que c’est enregistré, on ne peut pas modifier les choses aussi facilement. Tu entends la différence bien sûr, mais nous avons choisi de rester aux samples pour cet album. On ne sait pas encore si, pour le prochain, on fera dans le ‘style Nightwish’, avec un grand orchestre, aux Abbey Road studios à London, mais pour celui-ci, c’est bien comme ça. Nous étions plus souples dans notre fonctionnement, et Mark et Yves ont aussi écrit des arrangements sur ordinateur. Pour les chœurs, nous avons eu cette fois besoin de trois jours au lieu d’un, parce qu’on aime vraiment ces parties là, et ça a été quand même très vite, ce fut super à enregistrer. Sur la plupart de ces chœurs, je chante aussi.


-Tu m’as dit la dernière fois être fan de Dimmu Borgir : ils se sont servis deux fois d’un orchestre pour leurs disques: quelques titres, comme ‘The obsessive devotion’, ont-ils été influencés par eux ?

S: ‘The obsessive devotion’ est un morceau très puissant et très personnel, la musique et le texte collent bien entre eux, et Mark et Yves sont des fans de Dimmu Borgir. Je les aime aussi, et j’ai déjà entendu des gens nous comparer à eux pour certains morceaux, parce qu’ils sont très puissants. Ce fut un choix délibéré d’avoir un album très fort cette fois, peut être parfois étions nous inquiets d’emprunter un chemin trop commercial, mais je pense que cet album est plus metal que les précédents.


-Oui, et, après ce concept sur les mayas…

-S: …C’est ici la réalité toute crue!


-Parle moi de ton producteur, Sascha Paeth…

S: On a travaillé avec Sacha au Gate studio depuis le premier album, et tout est très familier, on sait comment ils fonctionnent, ils savent ce qu’on attend, et c’est un peu comme une seconde famille. Sacha est très occupé en ce moment, parce qu’il fait pas mal de choses en même temps, mais il aime vraiment ce qu’il fait. C’est pourquoi on a commencé avec lui, et c’est aussi un bon ami. C’est très plaisant de travailler avec lui, il est très talentueux, très créatif, passionné, il a toujours le sourire et il est très drôle : je l’adore !


-J’ai lu que le concert d’Epica, à Cologne, en Allemagne, le 21 juin dernier, avait été filmé pour la télé allemande : y-a-t’il un espoir de le voir sortir en DVD?

S: C’était pour leRock Palast, mais je pense qu’il va passer sur You Tube, où l’on peut tout trouver. Mais je pense que Nuclear Blast devrait aussi s’en servir comme matériel promotionnel, parce que le Rock Palast est important en Allemagne, et pourrait nous servir à mettre un pied là bas, où on n’est pas très connus, contrairement à la France. Mais nous avons un label allemand à présent, et ils font tout ce qu’ils peuvent pour nous.


-Il existe un nouvelle vidéo, pour ‘Never enough’: quand et où pourra-t-on la voir?

S: Je ne sais pas encore si elle figurera sur une édition limitée de l’album, on verra. On l’a filmée en Serbie, avec trois écrans d’ordinateurs et donc un maximum d’animation, c’est très cool. On espère qu’on pourra la voir en août, avant la sortie de l’album.


-Tu as participé au nouvel album de Primal Fear…

S: Rolf m’a contacté en passant par My Space, me disant que le groupe aimait ma voix et qu’ils étaient intéressés pour que j’intervienne sur leur nouvel album. Je suis toujours intéressée par quelque chose de nouveau, et là c’est un peu comme Kamelot, mais davantage prog metal. Nous avons donc passé un peu de temps en studio, deux heures, j’ai chanté le morceau entier, mais finalement il l’ont coupé et on gardé ce qui les intéressait. Je chante le début du morceau, ce qui est rare pour un guest singer. J’ai vraiment aimé faire ça, tout comme eux. Ensuite, Rolf m’a envoyé un message disant qu’il avait fait une session d’écoute et que le label voulait utiliser le titre en tant que single, parce qu’ils l’aimaient vraiment, me remerciant à nouveau. Je chante donc avec Rolf, mais on peut écouter quelque chose de différent de ce que je fais avec Epica.


-Parle moi de ce livre / disque, ‘Road to Paradiso’…

S: C’est comme une sorte de biographie d’Epica, pour les fans, mais aussi par eux, car ils nous ont envoyé photos et histoires, sur un site web ouvert exprès pour l’occasion. C’est un véritable objet artistique, et, pour moi, c’est cool de voir comment on a fait ceci ou cela et comment j’étais jeune au début, et puis après. On y trouve aussi un CD, avec des démos, du live et un morceau supplémentaire. Je pense que c’est quelque chose de très spécial pour les fans parce qu’ils y ont participé. On peut y trouver des photos stupides, comme celle de ces trois derrières nus : ça se situe pendant la tournée que nous avons faite avec Doro et Blaze, juste trois concerts et, à la fin, trois membres du groupe ont mis les sous vêtements Blaze que l’on trouvait au stand, et j’ai écrit B-L-A-Z-E dessus, avec un point d’exclamation. J’ai pu toucher leur cul, super ! C’est vraiment pour les fans !


-Sur le CD de ‘The road to Paradiso’, Epica reprend le‘Crystal Mountain’ de Death: avez vous d’autres reprises sur le feu?

S: Nous en avons fait une, pour ce nouvel album, mais je ne sais pas si je suis autorisé à dire son titre, tu devrais demander à Mark. Mais c’est du metal, bien sûr, et je chante d’une façon

Très différente, ce n’est pas du tout un morceau épique, c’est vraiment du metal, avec plein de guitares. En fait, c’est la reprise du ‘Replica’, de Fear Factory. C’est un peu une blague, parce que beaucoup de gens nous appelaient Replica au début, après que Mark ait quitté After Forever, et c’est pour ça que nous l’avons enregistré.


-Mais pas dans le style d’Angela Gossof?

-S: Oh non, je ne sais pas faire ça, ça sonnerait vraiment horrible, je pense, et ça me tuerait la gorge! C’est trop douloureux. Angela a perdu sa voix pas mal de fois, et je ne veux pas faire pareil !


-Avez vous d’autres projets de musique de film, après ‘The score’?

S: On a dans l’idée de refaire ça, et je chanterai dessus à nouveau, mais on ne sait pas si ça sera après cet album ou après le second disque pour Nuclar Blast. J’adorerais aussi chanter un jour sur une B.O officielle…

-Mark a couru ‘La Marmotte’, ce 7 juillet, dans le sud de la France…

-S: Oui, c’est pour le World Wild Fondation, et Mark a collecté l’argent: chacun pouvait payer une certaine somme par kilomètre, et ensuite, il récolterait davantage d’argent. Il a donc couru 174 kms, après s’être longtemps entraîné, et j’ai sponsorisé l’équipe avec mon argent, bien que je n’en ait pas tant que ça, mais l’idée me plaisait. Ca s’est passé le 7 juillet, dans les hautes montagnes des Alpes, pendant douze heures. Nous avions un concert ce jour là, avec un autre chanteur, parce que je n’étais pas certaine que Mark serait là. Mais tout s’est bien passé, Mark était épuisé, il a même vomi après ça. La chose a été assez extrême pour lui.


-Y as –tu participé toi même?

S: Non, je ne suis pas tant que ça folle de vélo, j’aime faire du ski, du patin à glace et de la notation! Je ne suis pas aussi extrême, j’en fais juste par plaisir, mais Mark est un bon sportif.

Il voulait devenir cycliste quand il était plus jeune, il était dans une équipe professionnelle, mais il est tombé vraiment malade et il a commencé à faire de la musique, mais il n’a jamais cessé de faire du vélo, c’est un peu orgasmique pour lui! Les fans d’Epica ont aussi donné de l’argent, et il l’a donné au WWF. Il y avait un lien sur notre site officiel, avec un bon de suscription. Mark voulait que le plus de gens possible le sachent, il a donné un code d’accès et on a transféré l’argent.


-As tu été amusée ou agaçée par l’annonce que tu pouvais devenir, comme bien d’autres, la nouvelle chanteuse de Nightwish?

S: Oui, je faisais partie du lot, mais ça ne m’a pas vraiment ennuyé. Je pense que, quand Tarja a quitté le groupe, ma voix était assez proche de la sienne, et donc pas mal de gens ont pensé que ce serait quelque chose de logique, mais Tuomas est un ami, et il ne m’a jamais demandé si je voulais être leur nouvelle chanteuse. Je l’ai rencontré à nouveau au festival Tuska, et il m’a dit que les gens faisaient des photos de nous et que je passerais dans les magazines pour la nouvelle chanteuse de Nightwish. Ils étaient hier ici avec Anette, et on a bu de l’absinthe au bar. On peut y acheter des bouteilles. C’est plutôt cher, mais je ne bois pas énormément d’alcool. J’ai juste bu un verre, et c’était cool. J’était quand même flattée d’avoir pu passer pour la nouvelle chanteuse de Nightwish mais, d’un autre côté, ce n’est pas mon groupe, j’y serait en tant que successeur d’une très bonne chanteuse, avec un certain style de chant. Beaucoup de fans vont aimer Anette, et beaucoup mais d’autres non, parce qu’elle a une voix totalement différente, et je ne veux pas chausser ses souliers. Pour moi, je colle bien avec Epica, dont le succès grandit lentement, mais je peux grandir avec lui: je ne veux pas démarrer au sommet et redescendre, je veux monter plus haut!


-Oui, Epica est ta chose, ton bébé, en quelque sorte!

-S: Oui, mon bébé…en quelque sorte!


-En France, en novembre, Epica va tourner avec Sonata Arctica: mais quand vous reverra-t-on pour un concert en tête d’affiche?

S: Lors de la tournée avec Sonata Arctica, nous aurons à peu près quarante minutes, et j’espère qu’on 2008, nous tournerons en tête d’affiche. C’est donc encore loin pour nous,

On doit d’abord voir comment se passé la tournée, et ensuite nous devrons décider quels pays nous visiterons, mais, bien sûr, nous viendrons en France, parce que nous y avons déjà souvent joué, à la Loco, trois fois, et deux fois à l’Elysee Montmartre. On reviendra pour jouer plus que quarante minutes, parce que ce n’est pas énorme. Là, c’est bien, parce qu’on revient juste d’une tournée américaine en tête d’affiche, complètement crevés. Quand tu fais simplement des premières parties, tu peux t’amuser sur scène, boire un petit coup, parler aux autres groupes, voir jouer le groupe principal et aller te coucher. Je n’ai pas à me soucier de tomber malade, parce que quarante minutes sont tout à fait tolérables dans ce cas là. Pas que j’y tienne, mais bon!


-Vous avez tourné en Amérique du sud cette année? Parce que je me rappelle que tu y as été malade plusieurs fois là bas…been sick several times there…

-S: Oui, j’ai eu une infection, et une appendicite, et j’ai été opérée à Mexico. Mais c’est une part du jeu, on peut tomber malade n’importe où et on doit faire confiance aux médecins locaux. Heureusement, tout s’est bien passé, j’ai pu finir la tournée. J’ai encore des cicatrices sur mon ventre, mais je pense que je suis une dur à cuire, à présent !


Propos recueillis le 12 juillet 2007 à Paris par Jean Paul Coillard.

Merci à Valérie.

Visit the Epica website : www.epica.nl





Retour au sommaire