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L’année 2008 aurait pu être un année
catastrophique pour Epica : Simone, malade, le groupe prit une chanteuse
temporaire, allant parfois jusqu’à jouer avec Mark assurant le chant. Mais, en
mai, la bonne nouvelle tombe : Simone, guérie, est de retour, et le groupe
fait feu de tout bois, multipliant les concerts, mais aussi les événements
spéciaux, comme ce concert ‘semi classique donné en Hongrie, à Miskolc, en juin
dernier, le Female Voices Festival en octobre, mais aussi la participation de
Simone à divers projets, dont Equilibrio et l’album de Sons of Seasons. Ce qui
ne tue pas rend plus fort, et Simone le proclame haut et clair : elle est
revenue pour de bon.
-Tout d’abord, comment te sens tu aujourd’hui, physiquement
parlant, après tous ces mois passes loin du groupe?
Simone:
Aujourd’hui, je me sens bien. Je suis heureuse que la tournée se soit bien
déroulée, et je suis en famille à Stuttgart, appréciant les journées d’hiver.
-A Paris, tu ne te sentais pourtant pas très bien :
avais tu attrapé un mauvais rhume?
Simone: J’ai lutté, durant toute la tournée, contre la
bronchite, et, à la fin de la tournée, je toussais tellement que ma voix était
partie. J’ai pu heureusement assurer les concerts, et l’adrénaline a aidé ma voix
à revenir malgré elle ! C’est toujours risqué, pour les chanteurs, de
tourner en automne. Les tour bus sont généralement de grands réservoirs à
bactéries et, lorsque quelqu’un chope quelque chose, tout le monde en profite,
ajouté au fait que l’air dans le bus est très sec et poussiéreux. Tout ça n’est
pas très bon pour la gorge ! J
-Ta maladie a-t-elle mis en péril ta présence au sein du
groupe?
Simone: J’avais peur que ma voix ne me laisse tomber, mais
tous les concerts se sont bien passés. J’ai suivi un régime de pastilles pour
la gorge et de sirop contre la toux. Nous avons du modifier la set list
parfois, pour que ma voix tienne jusqu’au bout.
-Parle moi de ce festival qui s’est déroulé en juin, à
Miskolc en Hongrie, avec un grand orchestre. Au programme, le set habituel, des
musiques de films, ‘The Score’ ainsi que de la musique classique légèrement
‘adaptée’…
Simone: On nous a demandé ce show spécial durant notre
tournée avec Sonata Arctica, et ça nous a beaucoup intéressé. Nous aimons tous
la musique classique et les musiques de films, ce qu’on peut d’ailleurs
clairement entendre dans notre propre musique.
On a travaillé dur pour adapter tous ces morceaux et ces arrangements.
Oliver y a participé en tant qu’arrangeur et (notator). Nous sommes allés en
Hongrie cinq jours en avance pour répéter avec l’orchestre. Le jour du concert,
on a encore répété à dix heures du matin, et on a joué le soir. Ce fut un long
processus, mais vraiment très satisfaisant. Le show était genial: du
Epica 100 % live!
-Le concert a-t-il été enregistré ?
Simone: Oui, nous l’avons enregistré en audio, pour un
possible CD live : c’était un show spécial, et on devait l’enregistrer.
-Cela t’a-t-il donné envie d’enregistrer des disques
classiques?
Simone: J’ai pris des cours de chant classique pendant des
années, et j’aimerais bien travailler des morceaux dans le futur. Le show en
Hongrie a été une opportunité d’en chanter quelques uns. Avec Epica, c’était un
mélange de classique et de metal, mais ces morceaux étaient purement
classiques.
-Et ta collaboration avec Equilibrio?
Simone: Nous avons fait cinq concerts en juin à Utrecht, et
il y a eu un CD auparavant.En janvier va sortir un DVD live, et il y aura
encore un concert avec Xystus, auquel je participerai. C’était un projet
totalement différent de ceux auxquels j’ai travaillé dans le passé. C’était un
projet énorme, et j’ai très contente d’en faire partie.
-Epica a récemment fait quelques shows pyrotechniques en
compagnie de l’artiste Medusa: comment étais ce, et qu’ont ils apporté au
groupe?
Simone: Ces concerts étaient en fait les derniers en
Hollande avant que ne démarre la tournée européenne et l’enregistrement du
nouvel album. Nous voulions offrir quelque chose de spécial aux fans… et nous
adorons le feu ! Jai connu Medusa par un ami, et nous avons pensé qu’elle
pourrait élever le show à un autre niveau.
-Parle moi aussi de Sons of Seasons, le groupe d’Oliver,
pour album ‘Gods of Vermin’?
Simone:
Oliver a démarré Sons of Seasons début 2007. On peut décrire leur
musique comme du metal symphonique avec des éléments prog. Je lui ai dit dès le
début que s’il voulait que je chante sur l’album, j’en serais ravie. J’avais
déjà mes morceaux favoris, on a fait des essais de voix, et tout sonne
parfaitement.
-Tu
collabores régulièrement avec d’autres personnes sur leurs disques: as tu
quelque chose d’autre au programme, maintenant que la tournée d’Epica est
terminée?
Simone: A côté de mon travail sur le prochain album d’Epica,
je travaille avec Oliver sur un projet de jazz. On va bientôt enregistrer une
démo et donner quelques petits concerts.
-Récemment, également, vous avez rejoué intégralement votre
premier album: comment étais ce?
Simone: Nous l’avions déjà fait au Chili, il y a quelques
années. C’est sympa de rejouer ces morceaux, vu qu’ils sont très différents des
autres, avec un feeling qui leur est propre.
-La tournée sur américaine, puis européenne, n’a-t-elle pas
été trop fatigante?
Simone: La tournée sud américaine a été un énorme succès.
Nous avons pris l’avion 14 fois en trois semaines, pour 11
concerts. C’était cool de revenir en Amérique du sud, après deux
annulations de tournée. Les fans nous ont accueillis à bras ouverts :
encore une tournée avec de bons souvenirs ! L’Europe s’est aussi très bien
passé. Nous avons une bonne première partie, les Finlandais d’Amberian Dawn.
Beaucoup de gens sont venus nous voir, et le dernier concert, à Paris, était le
meilleur.
-Do you
work on a new Epica album, or a new Epica Video?
Simone : Nous pensons entrer en studio autour de
janvier. Pas de projet vidéo pour l’instant.
Propos recueillis par e-mail le 28 novembre 2008, par
Jean-Paul Coillard.
Merci à Simone, Valérie et Jeroen.
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