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De passage à Paris pour nous présenter son nouvel album, le chanteur/ leader de Melechesh se montre comme à l’accoutumée volubile, sympathique et enthousiaste quant à son nouveau bébé, le bien nommé ‘Sphynx’ : toujours d’une lourdeur sonore...extrême, et c’est bien normal, mais quelque chose également d’imposant, de mythique, de magique, à l’instar d’un groupe qui a beaucoup progressé depuis notre première rencontre d’il y a deux ans, lorsque le ‘Djinn’ sortait tout juste de sa lampre d’obscurité. Elargissant et approfondissant son concept de dieux anciens et de merveilles à l’espace et au temps, Melechesh, les alliant à la puissance du metal extrême nous revient plus fort que jamais, tel le Phenix puisant sa force dans les expériences passées. De quoi oublier pour le compte son Oedipe et franchir les rivages de l’ancienne Mésopotamie. Néanmoins, comme dirait le Sphinx, que la force soit avec toi. Si tu réponds à mes questions, bien sur...
-Pourrais tu nous présenter ‘Sphynx’ ?
-‘Sphynx’ est donc notre nouvel album, c’est très actuel au sens où il reflète exactement logiquement et musicalement ce que nous ressentons en ce moment, et c’est pour cela que je l’aime tant. J’en suis très fier et, selon moi, pas parce qu’il est nouveau, mais cet album me satisfait plus que tous ceux que nous avons fait parce qu’il marque bien la progression effectuée entre l’aggressivité de notre premier disque et le sens épique de ‘Djinn’, et c’est là que je voulais aller. Et puis aussi, nous sommes de meilleurs musiciens aujourd’hui parce que nous essayons de nous améliorer constamment sans nous contenter de rester sur notre cul et de clamer que nous sortons un nojuvel album et que c’est arrivé. On ne peut pas, on se doit de progresser. J’étais aussi plus à l’aise au niveau de l’écriture. Je ne sais pas trop comment dire ça, mais je ne me suis pas limité dnas ce domaine comme d’habitude : je me disais que c’était ce que Melechesh devait être. Donc, c’est cela qu’est ‘Sphynx’. Le concept au niveau des textes est aussi un peu plus personnel, au niveau de ma propre vision de l’ancienne Mesopotamie et sa connection avec le cosmos, ce qui s’est passé avant, avant la Mésopotamie. Voilà pourquoi on peut trouver quatre ou cinq morceaux avec le même thème, un genre de concept global, le reste s’intéressant à d’autres sujets. C’est l’album que je préfère, j’en suis très content, la production aussi est meilleure qu’auparavant et je suis très fier de ce disque.
-Pourquoi ce choix de ‘Sphynx’ en tant que titre ? Que représente-t-il pour toi ? Le mystère ? La question humaine ?
-c’est à double sens : tout d’abord, le Sphinx est une figure de Mesopotamie : les gens pensent que c’est une figure d’Egypte, mais c’est faux, il n’y a qu’un suel Sphinx en Egypte mais il est grand et les médias aiment donc en parler ! Mais il existe aussi des Sphinx grecs, celui sur la pochette est celui qui protège Athènes, mais aussi des Sphinxs Mesopotamiens. C’est une créature très grande et fantastique, mais bien sur c’est juste un mot, et je voulais un mot representant ce thème, ce n’est donc pas vraiment basé sur le Sphinx lui même. Mais dans cet album, le Sphinx, et tu peux même t’en rendre compte sur la pochette, est fabriqué, fabriqué par l’homme, fait de bronze et construit comme un vaisseau pour aller d’un point A à un point B, disons le comme ça. On peut dire alors qu’une connection cosmique l’enflamme. Le Sphinx est une créature du monde occulte Mesopotamien, mais je l’ai dévié pour en faire un vaisseau de transport venant de l’endroit d’où viennent les dieux originaux, une machine volante avec laquelle ils seraient venus ici. C’est donc en double sens, parce que je crois vraiment au sens occulte du Sphinx en tant que créature fantastique mais il y a aussi cette histoire de vaisseau dans ce disque : le morceau ‘Secrets of Sumerian Sphynxology’ possède donc deux sens lui aussi, le secret de la connaissance occulte de la créature Sphynx et aussi comment construire une machine allant d’un point A à un point B, d’où viennent les Annunaki, qui n’on en fait pas de noms : il existait des Dieux comme Marduk, Tiamat, Absu qui étaient les nouveaux Dieux des temps anciens. Mais avant eux, ils n’avaient pas de noms, ils étaient juste appelés les Annunakis. Les gens pensaient qu’ils venaient d’une autre planète, c’était le truc des Mésopotamiens : ils venaient de la station Terre-A, qu’ils appelaient A-den et qui était la Mésopotamie, et ils y ont bâti une civilisation et ils y sont venus à l’aide du Sphynx. On trouve donc à la fois une interprétation très fantastique mais très personnelle aussi, car je m’en sens très proche. C’est pourquoi on en est arrivé à choisir le mot Sphinx. Mais ça n’a rien à voir avec l’énigme d’Oedipe et la question humaine. Les Sphynxs sont aussi supposés être des créatures possédant toutes sortes de pouvoirs magiques, mais c’est une traduction occulte et il y en a deux : beaucoup de choses ici sont finalement comme ça !
-Le metal extrême est il la meilleure forme musicale capable de restituer les forces de cette magie Sumérienne et de cette mythologie combinées à la puissance ?
-Oui, absolument : le metal extrême est un excellent medium pour transposer ça ; pas seulement le metal extrême, mais la musique ambient aussi. Lorsque tu regardes le CD-rom qui va avec le disque, les textes des chansons sont reproduits, et ils sont à double sens, ainsi que le disque lui même : c’est en fait un ancien plateau Mesopotamien en bronze, mais ça ressemble aussi au fond d’un vaisseau spatial à l’ancienne. A l’intérieur du CD-rom, on peut trouver tout un tas d’explications de ces textes et, pour les gens qui ne les comprennent pas, ils peuvent juste lire les textes dans le livret : on y trouve, outre ceci, un glossaire des termes qui rend notre album plus facile à appréhender. Je pense que c’est profond et plein de sens, c’est comme un monde parallèle à la vie quotidienne !
-Te sens tu proche de groupes comme Nile, par exemple, qui sont eux fascinés par l’ancienne Egypte ?
-J’adore leur musique et je connais Cral, il comprend Melechesh énormément. Mais ce qu’ils font est du brutal death metal et nous sommes très différents, je ne m’en sens guère proche, je ne peux qu’apprécier en tant que ce qu’ils font, du death brutal. Leurs textes parlent de l’Egypte ancienne et je suis fasciné par toutes les cultures, alors quand un groupe chante à propos de thèmes occultes ou mythologiques je m’en sens proche de cette façon, même si ça n’a pas un lien direct avec moi : si tu chantes quelque chose de profond, je le comprend, mais je n’y vois pas de relations : ce sont deux continents différents. Pas seulement les USA,mais aussi l’Afrique a l’Egypte et la Mesopotamie avait l’Asie mineure. Je me sens proche aussi des Celtes et des Nordiques et des Grecs de la même façon, et je dirais même que de la Mésopotamie à la Grèce il existe un lien plus direct, même l’alphabet, qu’avec l’Egypte. En ce sens, je ne m’associe pas avec eux mais j’y vois un lien parce que je suis intéressé par les différentes cultures. Mais sinon, c’est super au point de vue de personnes partageant des intérêts communs : je n’ai pas rencontré les musiciens de ce groupe, mais si ça arrive comme on l’espère, ce sera très cool parce qu’ils font quelque chose comme ça : tu te sens moins seul ! En ce moment, je voudrais bien que des groupes Hollandais fassent des choses qui me relient à eux. J’ai de très bons amis dans les groupes Hollandais, comme Houtwitser par exemple, dont je n’ai rien en commun avec le death brutal, mais lorsque je l’ai rencontré, nous étions juste deux rockers et deux personnes appréciant la compagnie l’un de l’autre, mais d’un autre côté, j’aime rencontrer des gens qui partage mes motivations, tu vois ce que je veux dire. C’est triste parce que j’en rencontre très peu, c’est très rare en Hollande. L’autre fois, le bassiste de session d’Ancient, qui joue à présent dans un groupe underground Américain, ‘Crimson moon’ et qui vit en Allemagne, est venu en Hollande et s’est montré très intéressé par ces sujets : on en a même pas parlé mais on savait tous les deux qui était l’autre. Parfois, je ne connais pas les gens personnellement mais on reste en contact par E-Mail et ils sont généralement intéressés par la musique Mediterranéenne et lui aussi parce que je me rappelle qu’on a parlé de bouzoukis et d’instruments traditionnels et il les connaissaient et demandaient comment on s’en servait, ce qui a établi une certaine relation.
-‘Sphynx’ a été enregistré et mixé au studio d’Andy LaRoque (King Diamond) : pourquoi ce choix ?
-Je connais les studios en Hollande et je sais comment sera notre son là bas. Il y a de bons studios, et je suis sur que si nous allons là bas et que nous investissons beaucoup de notre temps dans la prod, pas seulement dans l’enregistrement, on peut arriver à obtenir un résultat personnel. Mais généralement, je sais comment sont leurs productions : bonnes et honorables, mais pas comme je le voulais, je voulais quelque chose d’autre. J’ai fait un petit tour, et bien sur on trouve des studios qui coutent des millions, mais aussi d’autres qui sont bien avec un budget raisonnable, et celui d’Andy entrait dans cette catégorie. Ceci, premièrement. Deuxièmement, c’est un producteur, pas seulement un ingé son, et du coup il sait comment te conseiller, il est dans la scène metal depuis des lustres et on se sentait en sécurité avec lui, je ne veux pas me limiter. Et puis c’est un guitariste : je sais comment jouer de la guitare mais mais je ne sais rien au point de vue de sa technicité, je panique lorsque quelque chose va de travers. J’ai pensé en plus que c’était bien d’avoir sur place quelqu’un qui connaissait les guitares, surtout pour cet album, j’étais dans cet état d’esprit. Alors on a tenté le coup avec Andy et j’ai aimé ce qu’il a fait sur ce projet spécial qu’il a fait sonné dingue et noisy et qu’il l’ai fait dans son propre studio, et j’ai entendu d’autres choses qu’il avait faites dans ce studio et chaque groupe sonnait vraiment différemment, alors j’ai pensé que si nous y allions, nous aussi sonnerions comme personne, ce serait différent au niveau de la production comme je pense que notre son de guitare et de batterie n’est pas comme celui des autre groupes. Je connais des studios desquels, lorsqu’en sortent les groupes, ils ont tous le même son et je ne voulais pas de ça, quand on peut dire tout de suite d’om tu sors : ils font néanmoins de la très bonne production et j’ai entendu quelques exceptions lorsque certains ne sonnaient pas comme d’autres, mais en général c’est plutôt un son standard et je crois vraiment pas que cela colle avec Melechesh. On a jsute besoin d’un gars qui sache manier la distortion sur une guitare, comment faire sonner une batterie et mixer tout ça, mais aussi au niveau du mastering qui a beaucoup à voir avec la qualité du son.
-Pour l’édition limitée en vinyl, Melechesh reprend un morceau de Celtic Frost : laquelle ?
-C’est ‘Babylon felt’, de ‘Into the Pandemonium’, ce qui nous colle très bien ! A l’origine, on l’avait enregistrée pour une compilation Grecque, un tribute à Celtic Frost, que nous aimons, et j’aimais bien la façon dont nous l’avons enregistrée parce que la batterie fut totalement faite aux Etats Unis et nous a été envoyée ensuite. Sur le plan local, mon bassiste possédait un bon studio chez lui, mais pas avec assez de moyens techniques pour faire un album encore parce qu’il n’avait fini de tout construire, au point de vue de l’acoustique, mais pour enregistrer une partie comme ça, ça va. On a collé notre touche personnelle sur ce titre, du coup parfois tu peux entendre des vocaux à la Celtic Frost et d’autres de black metal, mais alors au milieu du morceau tout change et devient plus méditerranéen, alors le tout sonne comme du Celtic Frost black trash méditerranéen, d’une certaine façon. A la fin du morceau on peut entendre des percussions méditerranéennes, et c’est la première fois que nous avons fait une reprise, c’était super, vraiment une bonne expérience. Pas de pression. Si les gens veulent l’écouter, ça sera sur la compilation de Black Lotus.
-La pochette a été dessinée par Ron Woodall, d’IlM, graphic designer de Star Wars et Jurassic Park, entre autres : comment l’as tu choisi ?
-En fait, ce n’était pas lui personnellement : j’avais de bons contacts chez ILM, mais ce ne sont pas des graphistes, ils s’occupent plutôt de l’éclairage des films. Bien sur, à l’intérieur des dessins des scènes de combat de Star Wars, on pense à un set digital : c’est comme un set normal, quelqu’un y fait les éclairages, éclaire les dessins. Alors je leur ai dit que je voulais une pochette dans ce style parce que j’ai toujours adoré l’art de Star Wars depuis que je suis gamin, j’étais fasciné par l’imagerie. Je leur ai demandé de se renseigner, et cinq personnes voulurent le faire, le premier à nous contacter étant Ron Woodall : ils ont tous bossé sur Star Trek, Star Wars, Jurassic Park, Pearl Harbor, la Momie et plus récemment Hulk. Je leur ai dit que je voulais un Sphynx Mesopotamien, un concept cosmique, un concept du désert, alors il s’est mis au boulot et a construit peu à peu à partir de rien et c’est pour ça que je l’aime tant. Je lui ai apporté tout le concours possible, il a ajouté des trucs comme les six pattes supplémentaires, c’est très cool, et pour montrer la dimension de la chose, à quel point elle est immense, il y a une personne là (près d’une des pattes du Sphinx, ndlr). On a bossé avec des gens vraiment super, un bon studio, de bons artistes, je voulais le meilleur pour cet album et tout a été fait très professionnellement : on ne fait un album qu’une seule fois, alors autant tirer au but directement autant qu’on peut. Quelque part, je ne voulais pas d’un artiste conventionnel, je voulais essayer quelque chose de nouveau. Normalement, je n’étais pas un gros fan de l’art digital, je préfère la peinture, mais le résultat n’a pas vraiment l’air digital, ça a beaucoup d’allure. Le CD comportera différentes éditions limitées, différents packagings : noir, bronze, etc, j’attends de les voir, je suis anxieux ! Nous avons utilisé un artiste très intéressant pour cet album. Je ne sais pas si nous ferons pareil la prochaine fois, parce qu’il y en a quelques autres que j’aimerais bien voir à l’oeuvre dans cette boite. Ne nous limitons pas ! Un autre artiste avec qui j’ai parlé se nomme Carl Anderson : il a fait beaucoup de dungeons et dragons, de l’art digital, et en ce moment il bosse pour Discovery channel et Microsoft, il fait des jeux video pour eux, des jaquettes sympa. IL est totalement imprégné du concept du groupe et il voulait le faire mais nous avions déjà embauché Ron. Alors, peut être une prochaine fois. Il est très motivé !
-Si Melechesh était un film, lequel pourrait il être ?
-Une question originale, merci, je l’iame beaucoup ! Tout d’abord, je dois dire que j’aime la musique underground, mais avec les films, je suis un vrai nase ! J’aime tout du moment que c’est bon. Naturellement, il y a des films que je ne peux pas regarder. Quelque chose qui m’a toujours beaucoup interpellé est ‘L’exorciste’ : je l’ai vu des millions de fois étant gosse, même si je n’aurais pas du ! Un mix de ‘l’exorciste’, ‘La malediction’, ‘Star Wars’ et ajoute un brin de ‘Conan le barbare’ ; ‘La momie’, picturalement parlant seulement, et plus récemment ‘Starship troopers’, un film dingue, un grand film de malades méconnu ! Je suis très surpris qu’ils laissent faire quelque chose comme ça au milieu du mainstream. Mais aujourd’hui, les films ont meilleure mine que leurs histoires, ce qui est triste. ‘Stigmata’ était un film intéressant parmi les récents. Et ‘La vie de Jesus’. Je plaisante ! ! !
-Melechesh vient de Jerusalem, vit maintenant en Hollande et comporte un line up, des centres d’interêt et une carrière internationaux : considérant l’actualité du monde, Melechesh n’est il pas une bonne preuve que la cohabitation entre gens de différentes origines reste possible après tout ?
-Oui, et d’abord, j’ai toujours cohabité avec d’autres cultures, même en Israël, parce que je suis Arménien et Assyrien et j’avais des amis Israëliens, des amis Palestiniens, il n’y avait pas de barrières et on vivait dans une sorte de communauté internationale, où il y a toujours eu des Français, des Italiens, des Philipins, même des gens dont je ne connaissais pas les différences avant de le voir à la télé où l’on parlait de toutes les communautés et je me suis dit : ‘Oh, toute cette merde existe ?’ , je ne sais même pas pourquoi, je trouvais ça très stupide. Je pense que les gens dans le monde du metal sont plus ouverts d’esprit que ne le sont supposés être les ‘braves gens’ de ce monde parce que tu peux toujours aller un bout de chemin avec n’importe quel headbanger. J’étais en Indonésie il y a deux mois, et je suis allé dans un endroit que les gens m’avaient déconseillé, j’avais un t shirt de metal et il y avait une foule de rockers, mais ils m’ont dit de venir, de rentrer, de m’asseoir, ils m’ont donné un coca, m’ont fait écouter leur musique, c’était super, et il existe toute une sous culture à côté de la musique, et aussi l’occulte, et la même chose se passe avec le monde occulte partout où l’on passe. Nous n’avons jamais subi de pression culturelle, et j’en comprend beaucoup : j’ai vécu aux USA et je les comprend très bien, et Proscriptor et les autres viennent de cultures différentes, notre bassiste est Ukrainien, mon guitariste est Assyrien Palestinien et on fait tous la route ensemble, on a tous quelque chose en commun quelque part, on a jamais ressenti de clash culturel. Je pense que les gens devraient sortir de leurs petits villages et ouvrir leur esprit parce qu’il y a tant de choses à voir. Je dis cela pour leur propre bien parce qu’ils seront plus intéressés et intéressants et que sinon tout devient uniformément chiant avec les mêmes pensées, les mêmes habitudes. J’aime voyager et voire les gens d’un peu partout parce que c’est un monde différent à chaque fois, similaire et différent, et tu peux l’apprécier à sa juste valeur. Par exemple, le simple fait d’aller en Angleterre et de conduire de l’autre côté de la route et d’avoir d’autres habitudes est déjà intéressant à voir. Aussi, soyez ouverts, et je pense que le metal peut arriver à faire ça : si les metalleux peuvent le faire, tout le monde peut. Super fin, non ? ! ! !
Propos recueillis à Paris le 16 avril 2003 par Jean Paul Coillard
Visitez le site de Melechesh : www.melechesh.com
‘Sphynx’ est sorti sur Osmose Records


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