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-1 : Satyricon vient de conclure sa dernière tournée
américaine: quels souvenirs en gardes tu?
-Frost: Cette tournée a eu un démarrage quelque peu difficile,
avec quelques concerts annulés, mais elle a fini vraiment d’une façon superbe. C’était
une tournée en tête d’affiche pour ‘The Age of Nero’, et c’était génial de constater combine le
nouveau matériel a fonctionné. Les morceaux ont été reçus comme s’ils étaient
déjà des classiques, comme si les gens les connaissaient depuis dix ans. Ca
c’est passé un peu comme ça en Europe aussi, on nous jouer à nouveau très bientôt,
pour ainsi conclure ce cycle de tournées pour ‘the Age of Nero’.
-2: Quelle a été l’accueil de l’album de par la monde?
- Honnêtement, fantastique, bien
meilleure que ce à quoi on
aurait pu s’attendre. On a eu de superbes chroniques, mais le
plus important à
nos yeux a été la réponse des fans, qui ont
réagi comme si c’était déjà des
classiques
du groupe, dès les premières écoutes. J’ai
rarement constaté un pareil
enthousiasme des fans pour des nouveaux morceaux, et ça signifie
beaucoup plus
pour nous que de bonnes critiques dans la presse, cette façon
dont ils ont
honoré l’album, plus que quiconque aurait pu le faire.
-3: Il y a quelques mois, Victor Brandt a quitté le groupe:
as tu un commentaire à ce propos?
-Il ne partageait tout simplement pas
nos ambitions par
rapport au groupe, et ne comprenait pas la dose d’implication et
de dur travail
pour faire partie d’un groupe comme Satyricon. Mais je sais bien
également ce
qu’il peut ressentir à n’être qu’un
musicien de scène et que son job s’arrêtait
là. Je crois que ça l’a démotivé, et
qu’il a préféré s’en aller voguer en
solitaire, le seul travail sur scène ne le satisfaisant pas.
Nous lui avons
proposé de continuer malgré tout, mais il ne pouvait pas
assumer les problèmes
venant de deux côtés à la fois. Il a fait un super
boulot pour le groupe, nous
l’aimons beaucoup, et nous aurons toujours beaucoup de plaisir
à retravailler
avec lui.
-4: Satyricon a hérité l’année dernière d’un nouveau membre,
le français Gildas Lepape: qu’apporte-t-il au groupe?
- Gildas a été dans
l’entourage de Satyricon pendant un bon
moment, et nous voulions depuis longtemps qu’il devienne notre
guitariste de
tournée. Son apport est celui d’un excellent musicien,
avec un long passé et de
plus, c’est quelqu’un de super, en tant que personne. De
plus, il a apporté son
expérience scénique, ce qui est une
bénédiction. Nous allions prendre quelqu’un
d’autre, mais il s’est révélé ne pas
être notre home, et nous l’avons appelé et
il a répondu présent, se mettant au boulot
immédiatement. Il a énormément
progressé au cours des ans, et il est vraiment impliqué
dans Satyricon, ce qui
est aussi le cas pour Anders (Odden), un type super
doublé d’un grand
musicien.
-5: Tu officies donc au sein de deux groups, Satyricon et
1349: je suppose que le plaisir pour toi réside dans leurs différences ?
-Oui, absolument, ça m’aide à développer différents aspects
de mon jeu de batterie. C’est plus gratifiant et j’en tire un bénéfice profond,
je me sentirais pauvre, sans cela. Avec 1349, je bosse sur un style très
violent, agressif, et d’une certaine façon a fait évoluer mon travail avec Satyricon,
surtout pour nos trois derniers albums. J’arrive à un bon équilibre entre eux
deux et donc, d’une certaine façon, je crois que j’ai besoin de ces deux groupes!
-6: Tom Warrior a coproduit ce dernier album de 1349,
‘Revelations of the Black Flame’: que peux tu nous en dire, ainsi que Celtic
Frost?
-Ravn avait le rôle de ‘chef superviseur’, au niveau de la
production, mais Tom a été pratiquement tout le temps avec nous, pour
l’enregistrement et pour le mixage, tout au long du processus en vérité. Nous
l’avions voulu pour plusieurs raisons, la première étant l’énorme respect que
nous éprouvons pour Celtic Frost, son influence et sa signification dans le
monde du black metal. Tom possède une très forte intégrité, un regard unique
sur à la fois le côté spirituel et technique de la production. L’avoir à nos
côtés au cours de ce processus nous fut très utile avec ses conseils, parce
qu’il nous a fait nous questionner sur propres priorités, notre message, et
parfois nous a fait changer et penser différemment. Il a, de plus, apporté son
expérience avec Celtic Frost, comme il a déjà beaucoup produit et que nous,
nous nous produisons quasiment nous-mêmes. A un certain point, nous avons
vraiment eu besoin d’un regard extérieur, et il nous a, de fait, apporté de
nouvelles idées. En fait, il a ajouté quelque chose à l’atmosphère, quelque
chose de particulièrement motivant, créant du coup un bon esprit de travail!
-7: Bientôt, Satyricon va tourner à travers l’Europe, avec
Shiing et Dark Fortress: que peux-tu nous dire d’eux?
-Pour dire toute la vérité, je ne leur ai pas encore parlé! Mais
ces deux groupes ont quelque chose en eux, et ça va être un plaisir de tourner
en leur compagnie. C’est toujours super d’avoir un package fort pour une
tournée : ça doit être quelque chose de spécial, à la fois pour nous
motiver jour après jour, mais aussi pour motiver les fans.
-8: J’ai vu sur le net, que Satyricon proposait une méthode
pour apprendre aux gens à jouer les morceaux du groupe, par le biais de vidéos:
d’où est venue cette idée
-Ha! Je
suppose que c’était nécessaire! Par exemple, nous avons, au cours de
notre carrière, mené une infinité d’auditions pour recruter des musiciens, et
force est de constater que même un paquet de musiciens chevronnés passait
totalement à côté de l’esprit de Satyricon et comment ses morceaux devaient
être joués, ce qui est toujours super déprimant. Ca peut sembler bizarre, mais
je pense qu’il vaut mieux montrer comment les choses se passent plutôt que de
balancer bêtement des tablatures, parce que les gens les interprèteront sans
doute d’une manière erronée.
-Un dernier mot, peut être?
-Je dirais simplement que j’espère que beaucoup de monde
viendra nous voir à Paris, vu que les précédents concerts nous ont laissé une
forte impression, et j’espère que ce sera la même chose pour ‘The Age of Nero’!
Propos recueillis par téléphone le 17 novembre 2009.
Merci à Chris, de Roadrunner France.
Photo :
dr


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