
Static-X(plosive)


La belle histoire de Static-X commence avec la rencontre de Wayne Static et Ken Jay, sortis de leur Midwest
natal pour jouer respectivement dans un groupe gothique et un groupe metal. Le duo décide alors de déménager
à LA, où ils sont rejoints par Koichi Fukuda et Tony Campos, transfuge de groupes death locaux. C'est
avec ce line-up que Static-X sera signé par Warner Bros. en février 1998. Ils enregistrent alors leur
premier album, "Wisconsin Death Trip", qui rassemble headbangers fous, amateurs de raves musclées et
corbeaux sous une même bannière et s'inspire directement d'un livre vieux de près d'un siècle rempli
de photos de bébés morts et de scènes de meurtres. Trance is the motion! Interview: Stéphane Hervé,
photos : JP Coillard
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- Comment les choses se passent-elles depuis la sortie de l'album et le début de votre tournée ? Wayne
Static - C'est beaucoup mieux. L'album n'est sorti que depuis 3 semaines. A chaque show, on voit que
davantage de gens connaissent les morceaux, c'est plus agréable. Nous avions déjà joué plusieurs nouvelles
chansons live avant la sortie de l'album. Elles étaient bien rodées. - Pourquoi avez-vous choisi
de travailler avec Ulrich Wild ? Ken Jay - Nous avions établi une liste de nos producteurs préférés.
Terry Dave était en n°1, mais il était trop cher, alors notre manager a décidé d'appeler Ulrich et je
crois qu'il a fait un boulot génial. W - Je ne voulais vraiment personne d'autre. Tous les albums
qui, à mon avis, ont le meilleur son (Prong, Pantera, etc.) ont été produits par Terry Dave. Dans ma
collection, ils font partie des disques avec le son le plus génial. - Espériez-vous qu'il contribuerait
à certains morceaux ? W - Non. Nous avions pratiquement tout enregistré en démo nous-mêmes et nous
savions quel son nous voulions avoir, mais Ulrich a fait quelques suggestions intéressantes, en particulier
pour les arrangements. Il m'a aidé au niveau vocal et a eu quelques bonnes idées de sampling. Il a apporté
sa contribution, il a été complètement proactif. C'est un bon remixeur. - Certaines des références
que vous citez pour l'album, comme Zombie et Prong, sont assez fortes. N'est-il pas difficile pour un
guitariste, par exemple, de prendre la suite de quelqu'un comme Tommy Victor, qui a imposé une certaine
façon de jouer ? W - Je ne prétends pas être au même niveau que Tommy Victor ou James Hetfield, qui
sont mes deux principales influences pour la guitare rythmique, je fais seulement ce que j'ai à faire
et mon principal souci est d'écrire de bonnes chansons. K - Aucun de nous n'essaie de tirer la couverture
à lui en tant que musicien, mais, en tant que batteur ayant de velléités de guitariste, Tommy Victor
et James Hetfield sont deux de mes musiciens préférés, car ils utilisent la guitare pratiquement comme
un instrument de percussion, ce que j'adore. Je crois que si nous voulions vraiment nous faire remarquer
en tant que musiciens, nous pourrions le faire, mais, en tant que groupe, nous fonctionnons très bien.
W - Le plus important est la musique et ce que nous composons. - Quand avez-vous débarqué à LA ?
W - Ken et moi avons emménagé en 1994 et rencontré Tony quelques mois plus tard. Nous avons fait la connaissance
de Koichi environ deux ans après. Nous avions publié une annonce, il a débarqué dans notre salle de répétition
et a déclaré être notre nouveau guitariste. (Rires) - Pensez-vous avoir des mentalités différentes
en raison de vos origines ou est-ce plus spécifique et personnel ? W - Je ne sais pas, mais nous
avons tous des influences différentes. J'écoute beaucoup de trucs des années 80, du gothique comme Sisters
of Mercy, Joy Division, et du death metal, du grindcore, du thrash de la vieille école. - Qui a le
plus mauvais goût dans le groupe ? W - Tony. (Rires) Il écoute encore Bolt Thrower, le groupe de
grindcore le plus nul de tous les temps ! K - Il nous a également fait connaître de très bons groupes
de death metal, que nous n'aurions jamais écouté de nous-mêmes. Les groupes que nous remercions sur le
CD sont très divers. - Je crois que Joy Division serait un choix unanime. K - Je crois que c'est
assez prévisible. Beaucoup de gens considèrent Joy Division comme une influence majeure. On peut le sentir
dans notre musique, nous avons un côté assez sombre, gothique. - Vous parle-t-on beaucoup des paroles
de vos chansons ? W - On me demande parfois ce que certains textes signifient, mais aucun ne raconte
une histoire. Je choisis les mots en fonction du rythme que lequel je veux chanter, c'est le plus important.
C'est en fonction de cela que j'écris les paroles. - Peuvent-elles être un point de désaccord entre
vous ? Tony Campos - Je me fous des paroles. Ce qui m'intéresse, c'est la façon dont c'est chanté.
Même une chanson d'amour idiote peut devenir bonne si elle est chantée avec agressivité. Les fans japonais
adorent les chansons, sans en comprendre les paroles. C'est juste une question d'émotion. - Que
pensez-vous de la scène actuelle de LA ? W - Ca a beaucoup changé depuis l'époque où nous n'étions
qu'un groupe local. Tous les groupes de cette première vague sont partis. Certains nouveaux groupes de
LA sont bien et seront probablement signés. K - Je crois qu'avec les premiers groupes post-Korn, tout
le monde essaiera d'avoir le même son. W - On commence à voir cela à LA maintenant. K - La nouvelle
vague de LA est comme nous, elle essaie de s'inspirer de ses influences et de se les approprier en y
ajoutant leur personnalité. Personne ne prétend faire quelque chose de révolutionnaire ou totalement
nouveau. Notre prochain album sera probablement très différent, mais nous ne voulons pas en parler maintenant.
- Qu'est-ce qui est le plus étrange dans le fait d'avoir un Japonais dans le groupe ? K - Il nous
a appris à jurer et à demander une pipe en japonais. (Rires)
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Photos live exclusives - Copyright JP Coillard
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